BNP Paribas et le Crédit Mutuel ont déjà bouclé leurs négociations annuelles obligatoires. Elles sont encore en cours ou partiellement finalisées à la Société Générale, au Crédit Agricole et chez BPCE.
Sur le front des augmentations collectives, les salariés des banques mutualistes devraient une nouvelle fois mieux s’en sortir que ceux travaillant à la Société Générale et ou chez BNP Paribas.
L’an dernier, seuls BPCE et Crédit Mutuel Alliance Fédérale avaient accordé des hausses générales de salaires. Cette année, les caisses régionales du Crédit Agricole pourraient les rejoindre, tout en demeurant un peu moins généreuses.
Chez BNP Paribas, les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) sont déjà terminées. Elles ont abouti au versement d’une prime de partage de la valeur comprise entre 1.000 et 1.300 euros et à une enveloppe d’augmentations individuelles portée de 1,8% à 2% de la masse salariale. Aucune hausse générale n’a en revanche été accordée.
Une dernière réunion lundi à la Société Générale
A la Société Générale, la direction ne propose pas non plus d’augmentations collectives mais une prime de 900 euros sous la forme d’un supplément d’intéressement pour tous les salariés. Des revalorisations de 5% de la grille des salaires minimums et des indemnités kilométriques sont également évoquées ainsi qu’une hausse de la prise en charge employeur des abonnements aux transports en commun de 50% à 55%.
Des propositions jugées «largement insuffisantes, au regard des excellents résultats de l’entreprise, des attentes des salariés et des importantes distributions aux actionnaires» par l’intersyndicale CFDT-CFTC-CGT qui réclame des hausses collectives de 2% et une prime de 2.000 euros. Une dernière réunion sur le sujet se tiendra ce lundi 15 décembre dans un climat déjà tendu par le retour en arrière engagé par la banque de la Défense sur le télétravail.
1% de hausse au Crédit Mutuel
Du côté des banques mutualistes, Crédit Mutuel Alliance Fédérale a signé un accord avec les syndicats majoritaires qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026. Il concerne 55.000 équivalents temps, soit les 14 fédérations de Crédit Mutuel, la Caisse Fédérale de Crédit Mutuel, la Banque Fédérative du Crédit Mutuel, le CIC et ses banques régionales, les Assurances du Crédit Mutuel et la BECM.
L’accord prévoit une augmentation générale de 1% avec un plancher à 500 euros, ce qui signifie qu’un salarié rémunéré 40.000 euros à temps plein bénéficiera d’une revalorisation de 1,25 %. Une enveloppe représentant 1,7 % de la masse salariale est également prévue pour des augmentations individuelles ainsi qu’un abondement de 1.500 euros en épargne salariale.
Cet accord «sera très probablement, une fois encore, parmi les mieux-disants au sein de la profession bancaire en France, preuve, une fois de plus, que notre groupe mutualiste est à la hauteur de ses ambitions et maintient un pacte social fort récompensant l’investissement de ses salariés», estime la banque dans une déclaration transmise à L’Agefi.
Entre 0,7% et 1,3% chez Banque Populaire
Chez BPCE, les négociations ne devraient pas se terminer avant mi-janvier au niveau de l’organe central mais elles sont quasiment bouclées chez Banque Populaire et les Caisses d’épargne. Les dernières réunions se sont déroulées cette semaine pour ces deux filiales et les syndicats majoritaires ont annoncé qu’ils signeraient les accords NAO, indique BPCE.
Pour les Caisses d’épargne, la direction propose une augmentation générale de 1 %. Chez Banque Populaire, celle-ci atteindra 1,3 % pour les salaires inférieurs à 40.000 euros, 1% entre 40.000 et 49.000 euros et 0,7% entre 50.000 et 80.000 euros.
Moins de 0,5% dans les caisses régionales du Crédit Agricole
Enfin, au Crédit Agricole, les négociations sont en cours au sein de la structure cotée, Crédit Agricole SA, et devraient être terminées d’ici à la fin de l’année.
La situation est en revanche plus avancée dans les caisses régionales. La direction a décidé le 30 octobre dernier d’une augmentation générale unilatérale de 0,5% sur les minimums conventionnels. Selon les organisations syndicales cela correspond à une hausse de salaire effective limitée à 0,44% alors qu’ils réclamaient une hausse de 1,9% avec un plancher de 800 euros. Lors d’une réunion organisée le 26 novembre, l’intersyndicale a quitté la table des négociations après que la délégation patronale, la FNCA, a refusé de rouvrir le sujet des salaires. Une autre réunion est prévue le 18 décembre mais elle ne devrait pas porter sur les rémunérations.
La mesure concerne les quelque 78.800 salariés des 39 caisses régionales du Crédit Agricole.
Source l’Agefi

