Ce congé supplémentaire d'un à deux mois par parent devait initialement entrer en vigueur dès le 1er janvier 2026.
L'entrée en vigueur du nouveau congé de naissance sera repoussée à juillet 2026, au lieu de janvier 2026, a annoncé le ministère de la Santé ce vendredi 26 décembre. Initialement, cette mesure prévue dans le Budget de la Sécurité sociale devait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2026, mais le gouvernement a évoqué "les difficultés fortes de mise en œuvre" pour les employeurs.
Néanmoins, les parents d'enfants nés après le 1er janvier auront la possibilité d'utiliser le congé après le 1er juillet. Ces derniers auront en effet "un délai supplémentaire exceptionnel, s'étendant jusqu'à la fin de l'année 2026" pour prendre ce congé, a précisé le ministère dans un communiqué.
Ce congé supplémentaire d'un à deux mois par parent s'ajoute aux congés maternité (16 semaines) et paternité (28 jours) existants, avec un niveau d'indemnisation plus élevé que le congé parental actuel, également maintenu.
Un calendrier sans cesse amendé
Le calendrier de son application, initialement fixée à juillet 2027, a fait débat au Parlement où elle a été avancée à l'Assemblée nationale à janvier 2026, puis décalée à janvier 2027 au Sénat - où ont notamment été mises en avant des contraintes techniques - avant d'être fixée à janvier 2026 dans le texte définitivement adopté mardi au Palais Bourbon. Ce sera finalement juillet 2026, comme l'a décidé le gouvernement.
Ce nouveau congé, annoncé par le président Emmanuel Macron en janvier 2024 en vue d'un "réarmement démographique" face à la baisse de la natalité, aura une durée d'un ou deux mois, au choix du salarié, et pourra être fractionné en deux périodes d'un mois.
Le montant d'indemnisation doit être fixé par décret mais lors des débats parlementaires, l'exécutif a annoncé qu'il s'élèverait à 70% du salaire net le premier mois et 60% le second.
Source BFM Business