Alors que certaines entreprises aux Etats-Unis renoncent au télétravail, les employés américains ont plus de chances de travailler à distance dans certaines catégories d'entreprises.
Instagram, Amazon, Dell… Ces deux dernières années, des entreprises ont demandé à leurs salariés aux Etats-Unis de revenir chaque jour au bureau. Mais pour ceux qui veulent encore absolument télétravailler une partie de la semaine, vers quels employeurs se tourner ? Outre-Atlantique, mieux vaut miser sur les entreprises fondées récemment. Les salariés télétravaillent près de deux fois plus dans les entreprises fondées après 2015 que dans celles créées avant 1990.
C'est ce qui ressort de l'analyse de chercheurs, dans un document mis en ligne fin janvier par le Centre for Economic and Policy Research (CEPR), un centre de recherche basé à Londres. Pour obtenir ces résultats, ils ont étudié les données de janvier 2024 à décembre 2025 du « Survey of Working Arrangements and Attitudes (SWAA) », une enquête mensuelle menée en ligne auprès d'environ 2.500 à 10.000 résidents américains âgés de 20 à 64 ans.
Coûts du changement
Comment expliquer ce gap entre les entreprises, selon leur ancienneté ? « Les plus récentes peuvent adopter dès le départ des technologies et des méthodes de travail adaptées au travail à distance, tandis que les plus anciennes doivent souvent faire face à des coûts plus élevés pour modifier des façons de faire bien établies », indiquent les chercheurs.
Autre enseignement : en 2025, plus les dirigeants d'entreprise étaient âgés, moins leurs salariés télétravaillaient. Ces derniers télétravaillaient en moyenne 1,4 jour semaine quand leur PDG avait moins de 30 ans, contre 1,1 jour lorsqu'il avait 60 ans ou plus. La taille de l'entreprise joue-t-elle aussi ? « Les différences en fonction de la taille de l'employeur sont modestes : le télétravail et le travail entièrement à distance sont légèrement moins fréquents dans les entreprises de taille moyenne (10 à 100 employés) », observent les chercheurs.
Reste l'heure n'est plus forcément au télétravail intensif. En Californie, la plupart des géants de la tech tentent de l'enterrer, ou presque : chez Google, Amazon, Tesla, Instagram ou Salesforce, il est instamment demandé de revenir le plus possible au bureau.
Source Les Echos