Selon une étude menée par Indeed, 80% des recruteurs français consultent les réseaux sociaux des candidats au cours du processus de recrutement.
Etre absent des réseaux sociaux peut constituer un handicap mais pour ceux qui multiplient les contenus sur X, Instagram ou Facebook, la prudence est désormais de mise. Notamment pour ceux qui comptent voyager aux Etats-Unis et ceux qui cherchent un emploi.
Car les recruteurs ne s'y trompent pas: fouiller dans les profils d'un candidat devient désormais le passage obligé au même titre que le CV. Ainsi, selon une étude* menée par Indeed, 80% des recruteurs français consultent les réseaux sociaux des candidats au cours du processus de recrutement. Dans le détail, 16% le font systématiquement, 35% souvent et 29% parfois. Pour la moitié des recruteurs, cette vérification est même jugée très fréquente.
Plus l'entreprise est grande, plus cet examen est fréquent. Selon la plateforme, 75% des recruteurs des entreprises de 250 à 500 salariés déclarent un usage très fréquent du "screening social". À l’inverse, les très petites entreprises (1 à 9 salariés) y ont beaucoup moins recours (33%). Certains secteurs d'activité sont plus "regardants" que d'autres puisque les métiers du juridique voient la pratique du screening social atteindre 100% des recruteurs devant l’industrie manufacturière (92%), l’architecture (87%), et la finance (86%).
Les opinions politiques controversées sources de rejet
Evidemment, cette analyse poussée des profils et des contenus valide le choix d'un candidat ou au contraire l'écarte du processus de recrutement. Toujours selon cette étude, 62% des recruteurs déclarent avoir rejeté au moins un candidat au cours des douze derniers mois en raison de son profil sur les réseaux sociaux. 39% l’ont fait une à deux fois, et 21% trois à cinq fois.
"Ainsi, en moyenne, deux refus par an sont directement liés à l’analyse des profils sociaux", indique Indeed.
Dans la plupart des cas (51%) ce rejet est dû à des incohérences entre le CV, la candidature et les réseaux sociaux, mais aussi à des comportements jugés non professionnels (47%), à des contenus offensants ou discriminatoires (36%), ou à des opinions controversées ou politiques (20%).
"Ces résultats confirment que le screening social est devenu une norme implicite du recrutement, et que les chercheurs d’emploi ont bien raison de s’en soucier. Si ces vérifications permettent aux recruteurs de mieux contextualiser les candidatures, il pose également toutefois la question des limites de cette pratique, de la subjectivité des critères retenus et autres biais et de l’équilibre entre vie professionnelle… et expression personnelle en ligne", commente la plateforme.
*: Étude réalisée auprès de deux échantillons: un échantillon de 500 chercheurs d’emploi français ; et un échantillon de 500 recruteurs français. Les données ont été collectées entre le 02.01.2025 et le 07.01.2025.
Source BFM Business