Bill Gates semble inquiet de voir des humains remplacés par des intelligences artificielles. Le milliardaire propose donc des postes « réservés aux humains ». Il propose aussi une taxe pour les entreprises qui s’équiperaient d’IA ou de robots.
L’essor de l’IA inquiète Bill Gates. Le cofondateur de Microsoft publie un long essai sur son site, Gates Notes, portant sur sa réflexion à propos des intelligences artificielles dans le monde du travail. Le milliardaire estime qu’il y a des aspects très positifs, rapporte Clubic, mais pas uniquement. Il estime que la transition vers l’IA est « l’une des périodes les plus turbulentes de l’histoire humaine ». Il souhaite alors que des emplois soient « réservés aux humains ». Il justifie cette proposition de deux manières.
Tout d’abord, il assure que remplacer certains professionnels serait une lourde perte économique. Certains travailleurs ne peuvent pas changer d’emploi du jour au lendemain. Il prend comme exemple un ouvrier du bâtiment de 55 ans, qu’il est difficile de rediriger vers des métiers du soin. L’homme d’affaires fait ensuite part de considérations éthiques. Celui qui a perdu son père de la maladie d’Alzheimer il y a six ans explique qu’il «y avait, dans les soins qu’ils lui ont prodigués, quelque chose de profondément humain, qu’aucune machine n’aurait pu ou dû reproduire».
Une taxe en plus pour les entreprises
On ne sait, en revanche, pas ce qu’imagine le milliardaire dans le détail. Quels critères rendraient un emploi « réservé aux humains » ? Comment s’assurer que les entreprises respecteraient bien les règles ? Bill Gates donne néanmoins une piste. Il propose la mise en place d’une taxe sur les IA et les robots pour les entreprises. Celles-ci paient des charges sociales lorsqu’elles emploient des humains, alors elles ne devraient pas en être dispensées en les remplaçant par des robots. «Le système fiscal pousse à remplacer les humains par des machines», insiste-t-il.
Source Capital