Alors que 500 agences BNP Paribas vont fermer leurs portes d'ici à 2030, la direction de la banque a signé avec le syndicat majoritaire un accord, selon Les Echos. Il prévoit plusieurs dispositions comme des primes et une accélération du télétravail.
Une baisse des effectifs de 2,2% à 2,5% par an en moyenne entre 2026 et 2030, mais « pas de plan de départs » : BNP Paribas a présenté, fin juin, son plan de réorganisation de son réseau de banque de détail en France, alors que 500 agences vont fermer dans les cinq prochaines années.
Dans ce cadre, la banque et le SNB-CFE-CGC, syndicat majoritaire, ont signé un accord sur les mesures d'accompagnement à destination des salariés. Selon un document interne que s'est procuré Les Echos, le SNB indique qu'en « responsabilité, et en accord avec l'expression des salariés interrogés par nos sondages, [...] nous avons décidé de signer l'accord amortissant les conséquences du projet Retail 4.0 décidé par l'entreprise ».
Une prime de 800 euros pour certains salariés
Mesures pour favoriser le télétravail, prime pour certains métiers, garanties temporaires sur la rémunération variable... Chaque salarié bénéficiera d'au moins une de ces dispositions, alors que le nouveau modèle de banque de détail prévoit de nombreuses mobilités pour les collaborateurs et des tests dans plusieurs régions à partir de septembre.
Concrètement, une prime de 800 euros sera attribué aux conseillers concernés par un changement de poste et un basculement vers « Service client », la plateforme à distance de la banque. Les salariés déjà en place et ceux d'Hello Bank (banque en ligne de BNP Paribas) vont, eux, avoir droit à une revalorisation de la prime dédiée aux horaires de travail décalés (hormis les cadres au forfait), selon nos confrères.
Un « accord signé à la hâte », « médiocre, incomplet et dangereux »
Plus globalement, les collaborateurs qui font l'objet d'une mobilité vont bénéficier de mesures permettant de maintenir leur rémunération variable pendant une courte période.
Favoriser le télétravail
En parallèle, à partir du 1er octobre, au moins 60% des salariés en agence devront être en présentiel (contre 75% actuellement). Ce changement, qui privilégie un peu plus le télétravail, concerne les agences avec au moins sept personnes.
De leur côté, les autres syndicats - FO Banques, CGT, CFDT, CAT et CFTC - critiquent un « accord signé à la hâte », « médiocre, incomplet et dangereux ».
Source Money Vox