Lancer son activité sans se planter ni se ruiner

Rédigé le 18/02/2026

Vous aussi, vous rêvez d’être votre propre patron ? L’idée de se mettre à son compte séduit souvent autant qu’elle effraie. Voici trois bons réflexes pour vous lancer dans l'entrepreneuriat sans y laisser de plumes.

1. Ne lâchez pas tout d’un coup

Qui n’a jamais rêvé de tout plaquer, de quitter son poste, son CDI, le salariat, pour monter son entreprise ? «Ce genre de changement de vie radical n’est pas simple dans le monde instable économiquement dans lequel nous vivons», prévient Marielle Barbe, multientrepreneuse et autrice de Profession / slasheur / : la vie est trop courte pour choisir un seul métier (Diateino).  L’idéal pour minimiser les risques ? Ne pas tout lâcher d’un coup. «On peut tester sa nouvelle activité tout en gardant son ancien job, cela permet de commencer sans enjeu».

Travailler le soir, le week-end et pendant ses congés sur sa nouvelle activité, demander un temps partiel pour s’y consacrer un ou deux jours par semaine… permet de se lancer et de valider ou non son idée. L’enjeu : vérifier que cette nouvelle vie professionnelle qui nous attire tant nous convient vraiment. «L’idée, c’est de faire un "vis-ma-vie", mais sans risque», continue Marielle Barbe. Et de vérifier que tout nous plaît dans ce nouveau job : le métier en lui-même, mais aussi les conditions d’exercice, l’environnement professionnel…

 

2. Réfléchissez à vos vraies motivations

Pourquoi souhaitez-vous vous lancer dans l’entreprenariat ? Et pour y faire quoi ? Si celui-ci séduit face au salariat qui peine à répondre aux quêtes actuelles de sens et de liberté, il peut vite devenir source de déception si on s’y engage uniquement pour fuir un quotidien qui ne nous convient plus. Pas d’entreprenariat sans véritable projet : quel est le vôtre ? «Nourrit-il véritablement votre raison d’être ? Est-ce prioritaire de vous lancer dans ce projet aujourd’hui ? Ou est-ce que votre curiosité pour le développement personnel par exemple pourrait être assouvie en faisant un stage, en lisant des livres sur le sujet ? Sur quels talents et compétences allez-vous vous appuyer ? Pour qu’un projet marche, il faut être porté par le plaisir de faire et savoir où se situe sa zone d’excellence». 

Bien se connaître est important pour éviter de partir bille en tête sur une fausse bonne idée. «Certains préfèrent par exemple initier les projets que les mettre en œuvre, qu’en est-il pour vous ? Il est important d’être au clair sur ses envies, ses besoins, ses priorités, sur là où on a envie de mettre son énergie».

3. Lancez-vous à moindre frais

«Vous voulez lancer une boutique ? Montez d’abord un corner. Vous voulez vous lancer dans la rénovation de meubles ? Faites venir des amies dans votre garage, voyez ce qu’il se passe, améliorez, affinez votre idée», conseille Marielle Barbe. Elle même est slasheuse et propose aujourd’hui des masterclass Slashez-vous !, à destination des particuliers et des entreprises, avec notamment un atelier sur les talents. «Lorsque je l’ai créée, j’étais salariée, je n’avais pas d’enjeu. Je l’ai d’abord proposée pro bono dans un bar, ça a cartonné, j’en ai fait plusieurs, je l’ai amélioré au fur et à mesure et j’en ai fait un produit. C’est un des contenus que je vends le mieux aujourd’hui !» Votre idée prend ? Il est temps de vous professionnaliser pour la développer. Pour cela, le statut d’autoentrepreneur est un très bon allié. «Il permet un très bon tremplin. Et ensuite, de lâcher le salariat pour développer son entreprise ou alors de continuer les deux car on aime les deux activités».

Source Capital